Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

accès rapides, services personnalisés
Laboratoire d'Ecogéochimie des Environnements Benthiques
UMR 8222

Equipements océanographiques

Différents types d'équipements sont utilisés par le LECOB pour le prélèvement et l'étude des sédiments et de la faune benthique (macro et meiofaune).

Les carottiers multitubes prélèvent in situ des sédiments marins jusqu'à de grandes profondeurs et permettent d'obtenir des carottes de sédiment sans perturbation de l'interface eau-sédiment. L'eau surnageante est également respectée.

Le carottier multitube est composé d'un châssis et d'un support mobile sur lequel sont fixées les tubes de plexiglas. Le nombre de tubes dépend du type de carottier. Il peut être de 4, 8 ou 12 tubes.

La partie mobile, lorsque le carottier arrive au fond, va s'enfoncer progressivement de par son propre poids dans le sédiment. Le niveau de pénétration des tubes dans le sédiment est obtenue à l'aide de lests dont le poids est adapté en fonction du type de sédiment prélevé. Les carottiers multitube peuvent prélever tous les types de sédiments (vaseux, sablo-vaseux et sableux) sauf si ceux-ci présentent une granulométrie trop grossière tels que des cailloux ou des coquilles en grande quantité.

Lors de la remontée, les tubes sont obturés en haut et en bas par des clapets.

  

***************

 La benne Van Veen, formée de 2 mâchoires articulées, permet d'échantillonner une surface de sédiment de 0,1 m2. Sur le pont du navire, les mâchoires de la benne sont écartées et maintenues ouvertes grâce à un crochet. Lors de la descente, qui doit être régulière et sans à-coups, l'air contenu dans la benne s'échappe ce qui évite la pertubation du sédiment lors du prélèvement. Une fois au fond, le crochet se désengage et lors de la remontée, la tension appliquée aux bras de levier entraine la fermeture des mâchoires et le prélèvement du sédiment. Des volets sur le dessus de la benne permet éventuellement de sous échantillonner le sédiment.

Dans le cadre des études du LECOB, la benne Van Veen est essentiellement utilisée pour étudier la macrofaune. Une fois le prélèvement effectué, le contenu de la benne est déversé dans un bac puis tamisé sur un vide de maille de 1mm. Les animaux isolés sont immédiatement fixés au formol en vue de leur identification au laboratoire. L'échantillonnage est répliqué 5 fois.

***************

Le profileur sédimentaire ou SPI (sediment profile imaging) est un appareil conçu pour photographier in situ le sédiment et plus particulièrement l'interface eau-sédiment sans créer de perturbations.


Le SPI fonctionne comme un périscope inversé dont les parties principales sont un prisme tranchant en forme de coin et un appareil photo. L’appareil photo contenu dans un caisson est monté sur le dessus du prisme. Le prisme présente une façade transparente en plexiglas® et un miroir monté avec un angle de 45° par rapport à la façade. L'objectif de l’appareil photo est orienté vers le miroir qui reflète l'image de la façade et par conséquent la coupe de sédiment. Un flash interne fournit l’éclairage nécessaire à la prise de vue. Le prisme est rempli d'eau distillée ce qui permet d’obtenir un trajet optique toujours clair.

L’ensemble est monté sur un chariot mobile à l’intérieur d’un cadre en acier inoxydable. Lorsque le SPI est descendu vers le fond, la tension du câble du treuil permet de maintenir le prisme en position « haute ». Lorsque le cadre s'immobilise sur le fond marin, la tension du câble se relâche permettant au prisme de s’enfoncer lentement dans les sédiments sans perturber l'interface eau-sédiments. Il coupe nettement dans les sédiments à une profondeur de 15 à 20 cm. Lors de l’enfoncement du prisme, le retardateur de l’appareil photo et du flash sont activés ce qui permet de prendre la photo lorsque le prisme a atteint sa profondeur maximale.

L’appareil est alors soulevé à une hauteur de 2-3 mètres au-dessus du fond avant d’être repositionné pour une nouvelle prise de vue.

Les photos obtenues sont récupérées et analysées à l’aide de logiciels de traitement d’images.

***************

photos : S. Bourgeois, M. Desmalades, K. Escoubeyrou, G. Vétion.

Gilles Vétion - 02/03/16

read this article in English